Une visite placée sous le signe du partage et de la solidarité. À Obala, le groupe scolaire bilingue Semence d’Afrique a présenté sa vision et ses défis à ses hôtes venus de Suisse.
Le mardi 22 septembre 2026, le groupe scolaire bilingue Semence d’Afrique d’Obala a accueilli des coopérants suisses venus toucher du doigt les réalités de cet établissement scolaire à vocation sociale. Pour cette école, qui célèbre aujourd’hui huit années d’existence, cette visite constituait une occasion de présenter son parcours, sa philosophie et les défis auxquels elle reste confrontée.

Dans son mot de bienvenue, la directrice du groupe scolaire bilingue Semence d’Afrique a livré la philosophie qui guide cette école. Ici, on pense que chaque enfant est une semence et que si cette dernière est arrosée, elle deviendra « un arbre pour l’Afrique de demain », a-t-elle expliqué. Une vision qui résume l’ambition de cette école : offrir aux enfants un cadre propice à leur épanouissement et à leur formation.
Des besoins encore plus importants
La directrice a ensuite présenté l’établissement sur les plans structurel et pédagogique, avant d’exposer les principaux besoins de l’école. Parmi les priorités figure notamment la construction de salles de classe en matériaux définitifs, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage.
Le représentant des parents d’élèves a, pour sa part, élargi la liste des besoins. Tables-bancs, bibliothèque, latrines, forage et fournitures scolaires font également partie des attentes exprimées. Autant d’équipements qui pourraient contribuer à renforcer le cadre d’apprentissage et le confort des élèves.
Une école qui se veut accessible à tous
Prenant la parole à son tour, Michel MEVO, président du Conseil d’Administration de l’association Semence d’Afrique, est revenu sur les origines de l’établissement, le chemin parcouru au cours de ses huit années d’existence et les ambitions qui sous-tendent son fonctionnement.
Il a notamment insisté sur la vocation sociale de l’école, qui se veut ouverte à tous les enfants, indépendamment des capacités financières de leurs familles. Les modalités de paiement de la scolarité sont ainsi flexibles, particulièrement pour les enfants issus de familles défavorisées. « quand quelqu’un n’a pas les moyens, c’est ici qu’il envoie les enfants », a fait savoir Michel MEVO.

La solidarité s’est également matérialisée par des gestes concrets. Les coopérants suisses ne sont pas venus les mains vides : ils ont apporté de nombreux présents destinés aux élèves. Une attention qui vient donner une dimension particulière à cette rencontre et renforcer les liens autour d’un même enjeu : investir dans l’éducation et contribuer à faire grandir les « semences » appelées à devenir les acteurs de l’Afrique de demain.
