La salles des Actes de la mairie d’Obala a servi de cadre, jeudi 11 juin 2026, à une importante réunion de concertation entre les autorités municipales, le Centre des impôts d’Obala et les conducteurs de mototaxis. Au centre des échanges : la mise en œuvre du nouveau mode de paiement de l’Impôt Général Synthétique (IGS), conformément à la nouvelle réglementation en vigueur.
Cette rencontre revêtait également un caractère particulier puisqu’il s’agissait de la première réunion du genre pour Madame LIMUNGA Patience épouse EBENE, récemment installée à la tête du Centre des impôts d’Obala.
Un fichier de près de 3000 mototaximen constitué
Selon le Maire de la Commune d’Obala, TOUNA Francis Gaël, cette séance de travail a permis aussi d’enregistrer l’ensemble des mototaximen exerçant dans l’arrondissement. Une opération qui a abouti à la constitution d’un fichier de près de 3000 conducteurs.
Au cours des discussions, les différentes parties se sont accordées sur le montant de l’IGS que devront désormais payer les mototaximen. Une somme nettement inférieure à ce qui était payé auparavant à travers le système de ticket de quai.
A cette époque, chaque taximan payait 100 FCFA par jour, soit 36500 FCFA par an, a tenu à souligner le Maire de la commune d’Obala. Avec le nouveau dispositif, le montant journalier revient pratiquement à 50 FCFA par jour.

Pour le premier magistrat municipal d’Obala, cette mesure traduit la volonté des pouvoirs publics de soutenir cette activité. Il n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que « les mototaximen sont des partenaires privilégiés de la Commune d’Obala ».
Une réforme qui sécurise les recettes
Face aux interrogations suscitées par la récente circulaire conjointe du MINDDEVEL et du MINFI, TOUNA Francis Gaël s’est voulu rassurant.
Contrairement à certaines interprétations, le texte ne met pas hors-jeu les communes dans la collecte des recettes. Bien au contraire, selon lui, cette circulaire « a sécurisé la chaîne de collecte des recettes », renforçant ainsi la confiance des exécutifs municipaux dans le nouveau mécanisme.
Pour TOUNA Francis Gaël, c’est rassurant de savoir que désormais, les recettes de la commune vont partir directement des contribuables pour les services des impôts.
Les mototaximen satisfaits
Du côté des conducteurs de mototaxis, le satisfécit est également au rendez-vous. Le président du groupement des conducteurs de motos d’Obala, s’est félicité du climat de dialogue qui a prévalu durant les échanges ainsi que des conclusions obtenues.
Interrogé sur l’éventualité de voir certains conducteurs tenter d’échapper au paiement des l’impôt, NDZOMO Laurent Benjamin s’est montré catégorique: aucun mototaximan ne pourra se soustraire à cette obligation fiscale.
Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans l’organisation du secteur du transport par mototaxi à Obala, dans un climat de collaboration salué par l’ensemble des parties prenantes.
Serge NDONGUE
