Une nouvelle offre de formation supérieure vient enrichir le paysage éducatif de la Lékié. Le 10 octobre 2026, l’Institut Supérieur Le Mintar (ISM) a officiellement lancé ses activités à Obala, avec l’intention de rapprocher la formation académique des réalités du marché de l’emploi.
Accrédité par le ministère de l’enseignement supérieur le 22 mai 2026, suivant la lettre N°2600000063, l’Institut Supérieur Le Mintar a procédé au lancement de ses activités le 10 octobre dernier, au cours d’une cérémonie marquée par une messe de bénédiction, la présence des autorités administratives, judiciaires et municipales, ainsi que la présentation de ses infrastructures et de son modèle pédagogique axé sur le concept école-entreprise.
Une cérémonie sous le signe de la bénédiction
La pluie qui a précédé la cérémonie était, aux yeux de plusieurs participants, un signe de bénédiction. C’est dans cette atmosphère que le campus de l’Institut Supérieur Le Mintar a accueilli, le 10 octobre dernier, de nombreuses personnalités venus assister au lancement officiel de cet établissement privé d’enseignement supérieur.
La cérémonie a connu la participation du préfet de la Lékié, Patrick SIMOU KAMSU, accompagné des sous-préfets des différents arrondissements du département. Le corps judiciaire était également représenté par le président du tribunal de Monatélé et le procureur de la République. A leurs côtés figuraient notamment les maires des communes d’Elig-Mfomo, de Lobo et bien évidemment d’Obala.
La première articulation de cette rencontre solennelle a été une messe célébrée par Monseigneur BAYEMI, Evêque du diocèse d’Obala. Au cours de cette célébration eucharistique, le prélat a élevé des prières en faveur du promoteur de l’ISM, Martin NFONO, de son épouse, des étudiants, des personnels enseignant et administratif ainsi que des apprenants du Centre de Formation Professionnelle Le Mintar (CFPM).
A l’issue de la messe, l’évêque a procédé à la bénédiction des salles de cours, des bureaux et des ateliers pratiques. Une visite guidée des différentes installations a ensuite permis aux invités de découvrir les équipements mobilisés pour la formation des apprenants.
Monseigneur BAYEMI appelle à une formation porteuse de transformation
Pour l’évêque du diocèse d’Obala, la création de cet institut constitue une initiative digne d’encouragement, en raison de sa contribution potentielle au développement humain et à l’avenir de la jeunesse.

« L’homme de Dieu apprécie tout ce qui est noble, bien et digne de louanges…tout ce qui participe au développement de l’humanité vient de Dieu », a-t-il déclaré aux médias, saluant une initiative qui « participe au bonheur » des populations, particulièrement des jeunes.
Le prélat a également formulé le vœu que l’établissement développe une véritable culture entrepreneuriale. Il a ainsi imploré le Très-Haut afin qu’à l’ISM, il y ait « une formation entrepreneuriale réelle » et qu’à travers cette initiative, l’on puisse avoir « un Cameroun de demain qui émerge ».
S’adressant au promoteur de l’ISM, Monseigneur BAYEMI l’a béni afin qu’il « aille de l’avant ». Aux étudiants, il a souhaité qu’ils grandissent en sagesse et en intelligence devant Dieu et devant les hommes. Il a surtout insisté sur la nécessité de les voir sortir de l’ISM avec des compétences pratiques , capables de de leur permettre d’entreprendre avec des « métiers concrets…et travaillant pour la transformation du Cameroun ».
Le préfet salue une initiative en phase avec la politique gouvernementale
La présence du préfet de la Lékié a donné à la cérémonie une dimension institutionnelle particulière. Patrick SIMOU KAMSU a exprimé sa satisfaction d’avoir pris part à cet évènement, qu’il considère comme une illustration de l’engagement des promoteurs privés dans le développement de la formation professionnelle.

« Ma présence ici traduit la volonté du gouvernement que je représente, de soutenir des initiatives comme celle-ci, qui s’inscrit véritablement dans la politique éducative et professionnelle du gouvernement », a-t-il déclaré.
Le représentant de l’Etat a par ailleurs salué le parcours du promoteur, Martin NFONO, qui, après s’être investi dans des établissements d’hébergement et de loisirs, étend désormais ses activités au secteur de la formation.
« Je voudrais saluer l’œuvre du promoteur qui jusqu’ici, s’était investi dans des établissements d’hébergement et de loisirs, mais qui cette fois-ci, est entré dans le secteur professionnel pour former des jeunes opérationnels; et tout porte à croire au regard des équipements et des installations que nous avons vus, que la formation sera de bonne qualité », a-t-il laissé entendre.
Au regard des infrastructures visitées, Patrick SIMOU KAMSU a encouragé les parents à inscrire leurs enfants à l’ISM. Un appel qui met en avant l’importance de la formation professionnelle dans la préparation des jeunes à leur insertion socio-économique.
Le concept école-entreprise au cœur du modèle pédagogique
Au-delà des discours officiels, l’Institut Supérieur Le Mintar entend se distinguer par une approche pédagogique qui place la pratique au centre de l’apprentissage Pour le directeur de l’établissement Monsieur NKOA ALIMA Jean de Dieu, l’objectif est clair: former des jeunes capables de répondre aux besoins réels des entreprises.
« Nous allons former les étudiants sur les filières ouvertes sur le marché de l’emploi au Cameroun. Nous n’allons pas former des personnes qui vont demander l’emploi sans possibilité », affirme-t-il.

Selon lui, les formations proposées correspondent à des secteurs dans lesquels les besoins en compétences sont réels. Il cite notamment l’hôtellerie et le tourisme, où il estime que le Cameroun doit davantage former des cadres qualifiés pour accompagner le développement des infrastructures d’accueil.
« Quand on sait que la norme demande que les hôtels deux étoiles, trois étoiles, cinq étoiles, soient gérés par des personnels de haut niveau, je me demande sur qui le Cameroun compte pour gérer tous ces hôtels qui naissent et qui encore naître », a-t-il déclaré.
Pour concrétiser cette ambition, l’ISM a fait le choix de disposer de ses propres structures d’application à Obala. L’hôtel La Fleur, un restaurant, un motel, une piscine et un fast-food constituent ainsi des espaces dans lesquels les étudiants pourront confronter les enseignements théoriques aux réalités professionnelles.
« La plupart des écoles créent d’abord des salles de classe, après elles cherchent quelques ateliers pratiques pour faire un peu de pratique. Mais l’ISM a fait le contraire. Nous avons développé une structure qui fonctionne comme une entreprise et l’étudiant va se former là dedans », explique le directeur.
Des filières diversifiées pour répondre aux besoins du marché
L’offre de formation de l’ISM couvre plusieurs domaines. L’établissement propose des filières en hôtellerie, restauration, tourisme et loisirs, marketing-commerce-vente, gestion des collectivités territoriales, ainsi qu’en droit foncier et domanial. L’accès à ces formations est ouvert aux titulaires du baccalauréat, toutes séries confondues.
Pour les jeunes qui ne disposent pas de ce diplôme, le Centre de Formation Professionnelle Le Mintar offre une autre voie d’accès à la qualification. Il propose des formations en cuisine, bar-restauration, aviculture et pisciculture.
Avec cette double offre, l’ISM et le CFPM entendent élargir les possibilités de formation des jeunes, qu’ils visent des études supérieures ou une qualification professionnelle plus directement pratique.
Le lancement officiel de l’Institut Supérieur Le Mintar marque ainsi une nouvelle étape dans le développement de l’offre éducative à Obala et dans la Lékié. Reste désormais à transformer les ambitions affichées en résultats concrets : des formations de qualité, des compétences reconnues et, surtout, des diplômés capables de créer des activités, de répondre aux besoins des entreprises et de contribuer au développement économique du Cameroun.
