Ce n’est pas avec plaisir qu’on le dit, mais il faut savoir regarder le mal en face et reconnaitre l’existence d’un problème. D’ailleurs la reconnaissance de l’existence d’un problème est la première étape de la résolution de celui-ci. La ville de SA’A fait peur à nombreux de ses habitants du fait de l’insécurité qui y règne et cela ne date pas d’aujourd’hui.
La ville rose comme on l’appelle affectueusement, a pour plusieurs de ses habitants et natifs perdu de son charme, éclipsé par l’insécurité qui semble avoir pris possession de cette ville depuis un bon moment déjà. Les populations vivent dans la peur et sont déjà fatigués de compter les cas d’agressions car ils sont quasi quotidiens.
Pour certains habitants de cette ville, il est plus que temps de penser eux-mêmes à prendre des initiatives pour se protéger. « Il est important de refaire recours aux comités de vigilance dans nos quartiers, c’est déjà très grave avec l’insécurité. Si on ne se protège pas nous-même pour compter sur les autorités, on va finir comme des mouches. Que les chefs de quartiers et de villages repensent à ça », avance un habitant de la ville de SA’A.
L’on se souvient que cette insécurité galopante a récemment plongé cette ville dans la frayeur et la consternation générale il y a quelques semaines avec l’assassinat effroyable d’une jeune dame enceinte et par ailleurs mère de trois enfants.
Cette dernière a été tuée à son domicile le 9 avril dernier aux environs de 1 heures du matin par un groupe d’individus armés. Le cas de cette jeune dame n’étant pas le premier dans cette ville, est venu néanmoins remettre au centre des préoccupations des habitants, la question de l’insécurité grandissante dans cette localité, tellement cet assassinat a secoué la cité.
Face à cette situation, des propositions sont faites par certains habitants qui pensent qu’il est plus que temps de prendre des mesures pour stopper ce phénomène qui plonge les populations dans la psychose et nuit grandement à la réputation de la ville de SA’A.
Parmi les propositions qui sont faites ça et là, celle qui revient le plus souvent, est celle de la mise en place des comités de vigilance dans les quartiers, constitués de groupes de jeunes volontaires qui vont faire des patrouilles nocturnes organisées.
Une autre proposition est de mettre l’accent sur l’éclairage public. L’on parle aussi de sensibiliser les jeunes sur la consommation des stupéfiants, mettre la pression sur les autorités pour obtenir des services de sécurité de la ville, des patrouilles régulières et aussi des moyens de déploiement pour ces forces de maintien de l’ordre.
