Cette période est celle qui nourrit les familles et dynamise l’économie locale, la saison cacaoyère. En cette période, nos villages vibrent au rythme des transactions et allées et venues des villageois entre les villages et les centres urbains.
Pour les cacaoculteurs, cette période est l’occasion de transformer plusieurs mois de travail et de galère en argent concret, qui sert à nourrir un peu différemment, ne serait-ce que pour un moment, payer la scolarité des enfants, se procurer certaines commodités etc.
Dans nos villes, on note une montée de la fréquentation dans les commerces, les marchés. Ces derniers profitent directement de l’afflux d’argent liquide issu de la vente du cacao par les cacaoculteurs.
Les moto taxis, surtout ceux qui assurent le trafic entre les campagnes et les agglomérations, voient leur activité s’intensifier en cette période. Même les artisans locaux tirent profit de cette effervescence: réparateurs de machines, menuisiers, forgerons enregistrent davantage de commandes , car les familles investissent dans l’entretien et l’amélioration de leurs biens.
Cette circulation de l’argent illustre une véritable économie circulaire au sein de notre département, de nos villes et villages.
Pour les habitants, la saison cacaoyère représente donc bien plus qu’une simple récolte: elle crée un mouvement collectif de prospérité et de solidarité .
Dans chaque village, les sourires se multiplient, les carrefours et autres points de vente de matango sont animés en permanence et chacun sent concrètement que le cacao, culture emblématique de la LEKIE, est un moteur de développement communautaire.
