Deux décès survenus à quelques mois d’intervalle sèment le trouble à Enobita, village de l’arrondissement d’Elig-Mfomo. Les circonstances de ces drames continuent d’alimenter les interrogations au sein de la population de ce village.
L’émotion reste vive au village Enobita, dans l’arrondissement d’Elig-Mfomo, où deux décès survenus à
quelques mois d’intervalle soulèvent de nombreuses questions. Si les premières constatations ont conduit
à évoquer des suicides, plusieurs habitants disent éprouver des difficultés à adhérer à cette hypothèse,
au regard des circonstances dans lesquelles les victimes ont été découvertes.
Le premier cas remonte au mois d’avril. Un jeune homme avait été retrouvé sans vie dans une plantation de cacao, une corde autour du cou. Très vite, la piste du suicide avait été évoquée. Cependant, plusieurs riverains avaient fait remarquer que le corps se trouvait pratiquement à genoux, chose bizarre pour un suicide par pendaison. Ils relevaient également, selon leurs observations, l’absence de certains éléments qu’ils estimaient compatibles avec une pendaison, notamment des traces laissant penser à une lutte ou à des mouvements de défense. Ces observations, qui n’ont pas valeur de conclusion judiciaire, avaient déjà suscité de nombreuses interrogations.
Vendredi dernier, un second décès vient raviver les inquiétudes. Cette fois, la victime est identifiée comme étant NOA MBALLA Dominique. Selon les informations recueillies, ce dernier était recherché par les forces de l’ordre après une bagarre entre lui et un « vieux » du village. D’après certains témoignages, ce « vieux » avait perdu connaissance au cours de l’altercation, et avait retrouvé ses esprits après intervention du corps médical.
Quelques jours après NOA MBALLA Dominique est retrouvé mort dans une cacaoyère, avec un lacet de chaussure autour du cou, là encore, la victime est retrouvée à genoux.
Ce nouveau drame renforce les interrogations au sein de la population. De nombreux habitants s’interrogent notamment sur la possibilité qu’un homme de son gabarit ait pu mettre fin à ses jours à l’aide d’un simple lacet de chaussure. Pour certains, ces éléments méritent des investigations vraiment approfondies afin d’établir avec certitude les circonstances réelles de ces décès.
À Enobita, ces deux affaires continuent d’alimenter les conversations et nourrissent un climat de suspicion. En l’absence de conclusions officielles des autorités judiciaires ou des enquêteurs jusqu’ici, les causes exactes de ces deux morts demeurent inconnues.
Contacté par La Vitrine de la Lékié, le frère cadet de NOA OMBALLA Dominique nous a fait savoir que les fins limiers de la gendarmerie nationale ne valident pas la thèse du suicide, et qu’une enquête est en cours en ce moment pour faire toute la lumière sur cette affaire.
