Alors que le leader du FSNC a lancé un appel aux « villes mortes » du lundi 3 au mercredi 5 novembre 2025 pour contester la victoire de Paul BIYA à la présidentielle du 12 octobre dernier, du côté de la LÉKIÉ, les populations vaquent tranquillement à leurs occupations.
Ce lundi 3 novembre 2025, marquait le début de l’opération des « villes mortes » lancée par Issa TCHIROMA BAKARY, candidat à la dernière élection présidentielle et qui jusqu’ici conteste la victoire de Paul BIYA qui a pourtant été déclaré vainqueur de ce scrutin avec 53, 66% des suffrages valablement exprimés.
Dans ce mouvement de contestation et de la revendication de ce qu’il appelle « la victoire du peuple », le président national du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) a alors invité « le peuple » à observer trois jours de « villes mortes ».
Dans le département de la LEKIE, cet appel lancé par l’ancien ministre de l’emploi et de la formation professionnelle n’a pas été entendu ou alors, n’a pas reçu un écho favorable. En effet, ce lundi 3 novembre 2025 était comme tous les autres lundis dans les différents arrondissements de la LEKIE. En dehors de la pluie qui est tombée durant une bonne partie de la matinée, rien d’autre n’a perturbé les activités des Lékiens ce jour.
Ecoles, commerces, établissements bancaires, transports, c’était une journée normale, une journée habituelle où tout le monde vaque tranquillement à ses occupations, cherchant son pain quotidien.
A la question de savoir ce qu’ils pensent de l’appel aux « villes mortes » lancé par Issa TCHIROMA BAKARY, tous ceux interrogés se rejoignent sur un point : de quoi vont vivre leurs familles s’ils décident de ne pas être en activité ? « Si déjà on ne s’en sort pas quand les villes sont vivantes, c’est quand elles seront mortes qu’on va s’en sortir ? Chacun sait ce qui est bon pour lui et sur quoi il compte ; moi je compte sur ma petite activité, c’est ça qui nourrit mes enfants au quotidien. » fait savoir Antoine ESSOMBA, réparateur de téléphones portables dans la ville d’OBALA.
Pour ESSOMBA, il est hors de question qu’il se mette au chômage pour ce qu’il qualifie de « folie » car c’est ce qu’il ramène chaque soir qui assure la popote du lendemain chez lui.
Comme notre réparateur de téléphones, ils sont nombreux à ne pas être prêts à suivre le président du FSNC dans cette opération de « villes mortes », le plus important pour eux, étant de chercher leur pitance et ça, au quotidien.
