Quand la confiance vire au drame, le Dr OSSOUGUENA FOUDA Marie Armelle a été tuée par son propre employé, son concierge, un homme qui mangeait à sa table. Le récit de ce fait macabre .
En service à l’hôpital de district d’Obala, le Dr ASSOUGUENA FOUDA Marie Armelle a été sauvagement assassinée dans la matinée du 17 mars 2026. Le présumé auteur du crime, son concierge a été interpellé après une cavale jusqu’à Bafoussam et son complice à Yaoundé. Les autorités sécuritaires et la famille sont revenues sur cette affaire qui suscite émotion et indignation.
Un crime odieux au cœur de la ville d’Obala
Le 17 mars 2026 est une date qui restera gravée dans la mémoire des proches du Dr ASSOUGUENA. Ce jour-là, aux alentours de 13 heures – 14 heures, la brigade de gendarmerie d’Obala est saisie par une locataire de la victime qui leur fait comprendre que le véhicule de cette dernière ne se trouve pas là où elle avait l’habitude de le garer et que plus inquiétant encore, les enfants de cette dernière n’ont pas été récupérés à l’école par leur maman comme cela se fait d’habitude.
Le commandant de la brigade de gendarmerie d’Obala, l’Adjudant-Chef Major KOUNG JeanMarie, va alors se rapprocher du lieu de service du Dr ASSOUGUENA, à savoir l’hôpital de district d’Obala. De ce côté-là, on fera comprendre au Commandant de brigade que cette dernière n’y a pas mis les pieds depuis le matin.

C’est alors, que l’Adjudant –Chef Major KOUNG Jean-Marie va demander à ce que la porte du domicile de la victime soit ouverte et qu’on le tienne informé. Quelques temps après, le concierge du Dr ASSOUGUENA va informer les gendarmes de ce qu’une fois la porte ouverte, l’on a trouvé la victime gisant dans un bain de sang.
De la fuite à l’arrestation du présumé assassin
Une fois sur ls lieux, les éléments de la brigade de gendarmerie d’Obala vont découvrir une scène horrible. Dame ASSOUGUENA FOUDA Marie Armelle avait alors visiblement reçu plusieurs coups de machette et sa gorge avait été tranchée.
Les fins limiers de la gendarmerie vont donc immé-diatement se mettre au travail. Le Commandant de brigade va alors faire appel à un médecin légiste qui va révéler aux enquêteurs, un détail fort important, à savoir, l’heure probable du décès. Selon le médecin, le Dr ASSOUGUENA aurait rendu l’âme entre 8 heures et 9 heures du matin.
Les investigations vont alors s’accélérer. Il ne faudra pas beaucoup de temps aux forces de maintien de l’ordre, pour se rendre compte que l’auteur de ce crime atroce n’est personne d’autre que l’employé de la victime, son concierge, le nommé TEKAM TCHUIKAM Michel, âgé de 35 ans. Sentant l’étau se resserrer sur lui, le présumé assassin va alors prendre la fuite.
Il va aller se réfugier dans la région de l’Ouest, plus précisément à Bafoussam, chez sa maman, pensant certainement avoir échappé aux hommes en uniforme. C’était sans compter sur la détermination du Commandant de brigade KOUNG Jean-Marie et de ses hommes, qui vont se déporter du côté de Bafoussam où ils vont cueillir TEKAM TCHUIKAM Michel. Une fois pris, il va relater le film de son crime aux gendarmes. Après avoir commis son forfait il dit avoir fait appel à son ami TCHOUNGANG Collince afin que ce dernier vienne l’aider en emportant le véhicule de la victime du côté de Yaoundé avec pour objectif de transformer ce dernier en taxi. C’est au quartier Titi garage que les éléments de la brigade de gendarmerie d’Obala vont mettre la main sur ce complice.
Le mobile du crime dévoilé
A la suite du Commandant de la brigade de gendarmerie d’Obala, ce sera alors au tour du Commandant de la compagnie de gendarmerie de la Lékié, le Capitaine Malick BAOUROU, de prendre la parole pour exposer le mobile de ce crime qui choque encore aujourd’hui toute la cité d’Obala.

D’après le capitaine Malick BAOUROU, le présumé assassin et sa patronne avaient une relation plutôt conflictuelle depuis un certain temps. La raison de cette situation était que TEKAM TCHUIKAM Michel se plaignait de ses conditions de travail, et par ailleurs, estimait que le traitement salarial de son épouse et lui, n’était pas satisfaisant.
Il faut dire en passant que la compagne du présumé assassin était elle aussi employée de la victime, elle travaillait comme ménagère pour le Dr ASSOUGUENA FOUDA Marie Armelle.
Ayant donc décidé de se séparer de sa patronne, Sieur TEKAM va décider de ne pas s’en aller comme ça. C’est ainsi que dans la matinée du 17 mars 2026, il est passé à l’acte. Alors que sa patronne était allée déposer ses enfants à l’école comme d’habitude, elle va retourner à la maison.
Profitant donc du fait qu’elle soit seule, son concierge va entrer dans son domicile armé d’une machette. Une fois dans le salon de la victime, il va appeler cette dernière qui était alors dans la chambre. Lorsqu’elle sort, il s’en prend directement à elle en lui assenant plusieurs coups de machette et en lui tranchant la gorge.
La douleur et l’appel de la famille
Un des moments les plus forts de la présentation de ces présumés assassins à la presse ce jeudi 26 mars 2026, c’est lorsque la fille aînée du Dr ASSOUGUENA FOUDA Marie Armelle a pris la parole.ANABA FOUDA Jeanne Marie Andrée, est brièvement revenue sur les circonstances du décès de sa maman, elle qui s’est retrouvée « seule sans défense » face à cet homme en qui elle avait mis sa confiance, à qui elle avait donné un travail, cet homme qu’elle invitait souvent à sa table comme c’était encore le cas lors des récentes fêtes de fin d’année.

La fille de la victime, a tenu à remercier les forces de l’ordre pour avoir mis la main sur les responsables de la mort de sa maman, et elle a souhaité que la justice s’abatte sur ces derniers de tout son poids: « Que la sentence la plus lourde leur soit appliquée« , a-t-elle martelé.
Réaction de l’autorité municipale
Était également présent à la brigade de gendarmerie d’OBALA pour cette circonstance, Monsieur Timothé BODO, le quatrième adjoint au Maire de la Commune d’Obala. Il a non seulement fustiger la façon « barbare » avec laquelle le Dr ASSOUGUENA a été assassinée , mais a aussi tenu à remercier l’ensemble de la brigade de gendarmerie d’Obala pour la célérité avec laquelle elle a mené cette enquête et le résultat satisfaisant qui en a découlé.

Monsieur Timothé BODO a donné la position de la mairie sur la lutte contre la criminalité dans l’arrondissement d’Obala. « Nous au niveau de la commune, nous sommes prêts également à mettre tous les moyens en jeu pour lutter au maximum contre la criminalité à Obala », a-t-il laissé entendre aux micros des hommes de médias.
Une affaire qui interpelle la société
En dehors du climat d’insécurité qui s’installe dans la ville d’Obala après l’assassinat effroyable du Dr ASSOUGUENA FOUDA Marie Armelle, il y a la crise de confiance qui monte également à la surface.
L’on se demande comment est-ce que quelqu’un à qui on a fait confiance, donner du travail, inviter à sa table, peut un jour se retourner ainsi et ôter la vie de façon aussi barbare à son employeur juste au motif de ce que l’on n’est pas satisfait de son salaire et de ses conditions de travail.
Avec ce que la ville d’Obala vient de vivre, ils sont nombreux qui se demandent si cela vaut encore la peine d’accorder sa confiance à son prochain de nos jours.
