En s’équipant de couveuses, l’hôpital Ad Lucem d’Efok vient de combler un déficit en matière de prise en charge des enfants qui naissent de façon prématurée dans notre environnement.
L’hôpital Ad Lucem d’Efok, considéré comme la structure mère du réseau des hôpitaux Ad Lucem au Cameroun, vient de franchir un cap important dans l’amélioration de son plateau technique. La formation hospitalière s’est récemment dotée de deux couveuses et d’un dispositif de photothérapie destinés à la prise en charge des nouveau-nés prématurés. Une avancée majeure pour le district de santé, qui permet désormais d’éviter les transferts systématiques vers Yaoundé et de renforcer la survie des nourrissons les plus fragiles.
La néonatalogie comme priorité de 2026
Pour l’année 2026, le top management de l’hôpital Ad Lucem d’Efok a décidé de faire de la néonatalogie l’un de ses axes prioritaires. Cette orientation stratégique s’est traduite par l’acquisition de deux couveuses modernes ainsi que d’un appareil de photothérapie, des équipements essentiels pour la prise en charge des nouveau-nés prématurés ou présentant certaines complications à la naissance.
Selon le directeur de cette formation hospitalière, le Docteur MENDOUGA MENDOUGA Prosper, cette décision répond à un besoin réel observé depuis plusieurs années dans les formations sanitaires de la zone.
En effet, l’absence de couveuses dans plusieurs structures de santé du district constituait un véritable problème pour les équipes médicales confrontées aux naissances prématurées.
Désormais, grâce à ces nouveaux équipements, l’hôpital Ad Lucem d’Efok dispose des moyens nécessaires pour assurer une prise en charge spécialisée des nourrissons dès les premières heures de leur vie.

Un problème longtemps vécu dans le district
Au cours de l’entretien accordé à La Vitrine de la Lékié, le Docteur MENDOUGA MENDOUGA a expliqué la situation qui prévalait avant l’arrivée de ces équipements. Lorsqu’un accouchement prématuré survenait les
équipes médicales étaient souvent contraintes d’organiser en urgence le transfert du nouveau-né vers Yaoundé, afin qu’il puisse être placé dans une couveuse dans une structure mieux équipée.
Parmi les établissements qui accueillaient ces enfants figurait notamment la Fondation Chantal BIYA, réputée pour la prise en charge des mères et enfants.
Ce transfert n’était pas sans risques pour le nouveau-né. Le directeur de l’hôpital Ad Lucem d’Efok souligne que le transport expose le nourrisson à des variations de température et à différents environnements qui peuvent fragiliser davantage un organisme déjà vulnérable.
Une prise en charge désormais possible sur place
Avec l’acquisition de ces couveuses, une étape importante vient d’être franchie. Les cas de naissances prématurées peuvent désormais être pris en charge directement à l’hôpital Ad Lucem d’Efok , sans nécessiter systématiquement un transfert vers la capitale.
Cette évolution représente un véritable soulagement pour les familles, mais aussi pour les personnels de santé du district. En effet, les différentes formations hospitalières environnantes peuvent désormais orienter leurs patients vers l’hôpital Ad Lucem d’Efok lorsque la situation l’exige.
L’établissement se positionne ainsi comme un centre de référence local pour ce qui est de la prise en charge des nouveau-nés prématurés. Une dynamique qui contribue à renforcer l’offre de soins dans la Lékié et à rapprocher les services spécialisés des populations. Au-delà de l’amélioration technique, cette initiative pourrait également contribuer à réduire les complications liées aux retards de prise en charge et, à terme, sauver des vies.

Un personnel qualifié pour accompagner cet équipement
La présence d’équipements modernes ne suffit pas à elle seule à garantir une prise en charge efficace.
Conscient de cet enjeu, le directeur de l’hôpital Ad Lucem rassure sur les compétences du personnel
médical.
Selon le Docteur MENDOUGA MENDOUGA, l’établissement dispose de professionnels qualifiés et formés pour la prise en charge des enfants prématurés. Ces derniers appliquent les protocoles recommandés par les experts en néonatalogie afin d’assurer aux nouveau-nés des soins adaptés et sécurisés.
Cette combinaison entre équipements spécialisés et compétences médicales constitue un atout important pour la structure hospitalière, qui entend continuer à améliorer la qualité de ses services.
Un service accessible aux populations
Un autre aspect particulièrement marquant de cette innovation concerne le coût de la prise en charge.
Contrairement à certaines idées reçues, l’utilisation d’une couveuse à l’hôpital Ad Lucem d’Efok reste
accessible aux populations.
Pour 24 heures passées dans une couveuse, les familles doivent débourser la somme de 3000 FCFA.
Un tarif relativement modeste au regard de l’importance vitale de ce type de service. Ce choix tarifaire traduit clairement la volonté sociale de l’établissement, qui entend rendre les soins spécialisés accessibles au plus grand nombre.
Dans un contexte où les coûts de santé peuvent constituer un frein pour de nombreuses familles, cette politique tarifaire apparait comme un signal fort en faveur de la santé maternelle et infantile.
Une avancée majeure pour la Lékié
L’arrivée des couveuses à l’hôpital Ad Lucem d’Efok constitue indéniablement une avancée importante pour le district de santé et, plus largement, pour l’ensemble du département de la Lékié.
En permettant la prise en charge locale des nouveau-nés prématurés, cet investissement vient combler un déficit qui, dans le passé, a pu contribuer à des situations dramatiques dans certaines de nos localités.
Aujourd’hui, grâce à cette initiative, les familles disposent d’une solution plus proche, plus rapide et
plus sécurisée pour protéger la vie des nouveau-nés les plus fragiles.
A travers cette nouvelle étape, l’hôpital Ad Lucem d’Efok confirme son engagement en faveur d’une médecine de proximité, au service des populations. Une démarche qui renforce son rôle de référence dans le paysage sanitaire du département.
