Rachat de la majorité des actions de CHOCOCAM par un fils de la LEKIE, un fils du CAMEROUN, un rachat qui change la donne.
Le passage de la majorité des actions entre les mains de Minkama Capital, un fonds d’investissement créé par un fils de la LEKIE, un fils du CAMEROUN, résonne comme un puissant signal de renouveau économique. Dans un pays où de nombreuses industries clés restent dominées par les capitaux étrangers, cette acquisition redonne confiance, ravive la fierté nationale et ouvre la voie à une nouvelle ère de souveraineté productive. Au delà de l’enjeu industriel, c’est toute une génération de jeunes et d’entrepreneurs qui trouve dans cette opération, une source d’inspiration: celle d’un Cameroun capable de bâtir, contrôler et transformer ses propres richesses.
Un tournant décisif pour la souveraineté du Cameroun
L’annonce du rachat de plus de 74% des actions de CHOCOCAM par Minkama Capital est bien plus qu’une simple acquisition commerciale: elle marque un changement dans la manière dont le Cameroun envisage désormais son développement économique.
L’entreprise jadis sous contrôle sud-africain, produit l’un des produits les plus populaires du pays, notamment le chocolat « Matinal », devenu symbole du quotidien de millions de familles.
Ce retour entre des mains camerounaises intervient dans un contexte où notre pays cherche à renforcer son autonomie productive. Pendant de nombreuses décennies, les industries agroalimentaires, minières, bancaires, sans oublier de télécommunications, ont été dominées par des capitaux étrangers. Même lorsque la matière première était la nôtre, comme dans le cas du cacao, la transformation et la création de valeur échappaient largement à notre pays.
Le geste posé par Minkama Capital représenté ainsi une reconquête économique. Il démontre à suffire que les investisseurs nationaux racheter, gérer et repositionner des entreprises de grande envergure. C’est une étape vers la maîtrise de nos chaînes de valeur, vers la réduction de la dépendance extérieure et vers la consolidation d’un tissu industriel endogène capable de soutenir de façon durable notre croissance.
Ce rachat porte également en lui une forte charge symbolique: Pour la première fois, un camerounais prend le contrôle d’une entreprise impliquée dans la transformation d’une ressource agricole majeure de notre pays, à savoir le cacao. Une ressource dont les producteurs peinent encore à tirer profit, faute d’une transformation locale suffisante.
On reprend la transformation pour capter la valeur ajoutée
Le cacao est l’un des piliers de notre économie. Le Cameroun est tout de même classé parmi les plus grands producteurs de cacao sur le continent africain et même à l’échelle mondiale.
Pourtant depuis toujours, la majeur partie des fèves de cacao produites dans notre pays est exportée dans un état brut, permettant ainsi à d’autres pays d’en capter la valeur ajoutée. Avec le rachat de CHOCOCAM par un fonds d’investissement camerounais, nombreux voient ainsi une brèche s’ouvrir dans ce système qui nous a fait perdre énormément depuis de très nombreuses années.
En effet, avec un actionnaire majoritaire camerounais, les conditions sont ainsi réunies pour renforcer la transformation locale. CHOCOCAM peut devenir un véritable champion industriel national, capable d’augmenter sa capacité de production, de diversifier même ses produits et par la même occasion, de se repositionner davantage sur les marchés d’exportation.
Avec la majorité des actions de CHOCOCAM désormais entre les mains de Minkama Capital, chaque kilogramme de cacao transformé localement représente de l’emploi créé, des taxes qui sont maintenues dans le pays, notre économie plus robuste, une filière agricole mieux rémunérée, et pourquoi ne pas évoquer le sentiment de fierté nationale renforcé. Notre pays ne manque ni de talent, ni de ressources, ni de consommateurs. Ce qu’il manquait, c’était la volonté et peut-être les capacités financières de reprendre le contrôle de nos unités industrielles. Minkama Capital vient de nous montrer que c’est possible.
Une opération qui redonne confiance aux cacaoculteurs
L’une des retombées les plus attendues du rachat de CHOCOCAM par Minkama Capital, est l’impact sur les cacaoculteurs camerounais. Ces derniers vivent depuis des années au rythme des prix fluctuants et de la dépendance aux acheteurs internationaux. D’ailleurs avant la hausse spectaculaire du prix du kilogramme de cacao depuis trois ans aujourd’hui du fait de certains évènements sur le marché mondial, le produit de nos cacaoculteurs leur a toujours été acheté en monnaie de singe. En renforçant la transformation locale, CHOCOCAM pourrait devenir un partenaire stratégique pour nos producteurs.
D’après les spécialistes de la question, plusieurs bénéfices sont envisageables avec la situation de ce rachat. On parle entre autres de la sécurisation de débouchés locaux, l’amélioration de la rémunération des cacaoculteurs via des contrats directs, la réduction dub poids intermédiaires, la stabilisation des volumes achetés, etc.
Le rachat de CHOCOCAM ne va pas à lui seul, révolutionner le secteur certes, cependant, il peut enclencher une dynamique positive et quelques fois, c’est juste ce dont on a besoin. Dans cette dynamique, le Cameroun aura l’image d’un pays qui valorise ses producteurs en traitant davantage leur cacao sur place. D’ailleurs, cette dynamique peut inspirer d’autres industries agricoles (café, palmier à huile, maïs, manioc, etc. )
Un symbole inspirant pour la jeunesse camerounaise
Au-delà de l’économie pure, cet évènement porte un message fort adressé à la jeunesse de notre pays. Dans un pays où de nombreux jeunes ont perdu espoir, où prendre le désert et la mer pour se rendre en Europe semble être la seule issue, l’opération de Minkama Capital vient pousser à comprendre que tout n’est pas perdu au Cameroun et que d’ailleurs, un avenir reluisant est possible pour les fils et les filles de la nation camerounaise.
L’opération menée et conclue par Minkama Capital nous amène à comprendre que l’ambition n’est pas la chasse gardée des grandes multinationales, que les camerounais peuvent reprendre le contrôle de tous les pans de leur économie, que les jeunes peuvent innover, bâtir des entreprises et créer des emplois eux-aussi.
L’opération de Minkama Capital montre également l’importance d’avoir une vision et d’être formé. Derrière le fonds d’investissement Minkama Capital, il y Fabrice NDJODO, un financier et entrepreneur qui a compris les enjeux de la finance, de l’investissement ainsi que de la transformation industrielle. Cet homme est un modèle qui incite par cette action qu’il vient de poser, les jeunes à acquérir des compétences solides et à viser grand.
Ce rachat doit être vu comme un appel à l’audace: celui de croire en ses capacités, d’oser entreprendre, de ne pas se limiter aux obstacles apparents.
Un acte clé pour un Cameroun plus maître de son destin
Le rachat de CHOCOCAM par Minkama Capital restera sans l’ombre d’un doute, comme l’un des moments où le Cameroun a commencé à reprendre en main son avenir économique. C’est un geste qui dépasse un simple changement d’actionnariat: c’est un acte de souveraineté, une affirmation que les camerounais peuvent posséder, gérer et développer leurs industries stratégiques.
Pour les producteurs, pour la jeunesse, pour les entrepreneurs, pour tout un pays, cet évènement ouvre une nouvelle voie: celle d’un Cameroun fier, autonome, innovant et déterminé à reprendre le contrôle de ses richesses.
