Dans la nuit du 9 au 10 janvier 2026, un double accident est survenu dans la localité de Minkama par Obala avec comme bilan plusieurs morts. Le chauffeur d’un des véhicules impliqués dans ce drame, a relaté à votre journal, ce qui s’est réellement passé cette nuit là.
La localité de Minkama et même toute la ville d’Obala se sont réveillées le samedi 10 janvier 2026 dans les pleurs. En effet, entre 1 heure et 2 heures du matin, un double accident de la circulation est survenu dans la localité de Minkama, avec sur le carreau presqu’une vingtaine de morts. Là où le bât blesse, c’est que le nombre de victimes aurait pu s’arrêter à deux, si les populations n’avaient pas voulu profiter du premier accident pour faire main basse sur denrées que transportait un des véhicules impliqués dans cet accident.
Le récit des tristes évènements par le chauffeur du camion de marchandises
Deux jours après ces évènements tragiques, la rédaction de La Vitrine de la Lékié a pu retrouvé le chauffeur d’un des véhicules impliqués dans ce double accident tragique, qui a laissé de nombreuses familles endeuillées; il s’agit du conducteur du véhicule qui transportait des denrées alimentaires et autres, un camion Dina. Ce dernier nous a relaté les faits tels qu’ils se sont déroulés cette fameuse nuit du 9 au 10 janvier 2026.
Entre une heure et deux heures du matin, alors qu’il se rendait du côté de Ngila le chauffeur du camion va entrer en collision avec voiture personnelle, une Prado venant bien évidemment dans le sens opposé.

A la suite de cet accident, les deux occupants de ce véhicule de marque Prado, vont trouver la mort sur le coup, au regard de la violence du choc. Quant au chauffeur de la Dina , il va s’en sortir indemne.
Alertés par les bruits de cet accident, de nombreuses personnes vont alors accourir. Voyant que l’un des véhicules impliquées dans cet accident transportait des denrées alimentaires, elles vont alors se mettre à se ravitailler, transportant sacs de riz, cannettes de de bière et autres denrées.
Encore sous le choc et s’étant mis de côté, le chauffeur du camion Dina observait tous ces gens tellement pressés et excités devant toutes ces denrées alimentaires à leur portée.
Dans cette excitation et préoccupés uniquement par le but d’emporter le maximum de denrées possibles, ces individus vont commettre une erreur monumentale et qui quelques instants plus tard, va leur coûter la vie.
En effet, personne ne va penser à baliser la chaussée, comme on le fait habituellement, question de prévenir les autres automobilistes du fait qu’un accident de la circulation vient de survenir afin que ces derniers adoptent l’attitude qui s’impose, c’est-à-dire ralentir.
Personne n’a pensé à cette précaution préalable, chacun faisant les va et vient entre la chaussée et la bordure de la route pour porter les denrées alimentaires et les sécuriser. Selon le chauffeur du camion Dina, chacun faisait son tas de denrées.
C’est dans cette ambiance qu’une semi-remorque transportant du ciment va surgir brusquement, ne sachant pas qu’un accident a eu lieu. Le chauffeur de cette semi-remorque va donc être surpris de se retrouver en face de deux véhicules accidentés sur la chaussée. C’est ainsi qu’il va brusquement tourner le volant pour esquiver ces deux voitures, et va donc se retrouver en bordure de route, où malheureusement, se trouvaient ces nombreux riverains qui étaient occupés à constituer leurs paquets.
Ce gros porteur, dans sa course, va alors faucher ces derniers en tuant sur le carreau quinze personnes, selon le récit du chauffeur du camion Dina. D’après ses dires, le chauffeur de la semi remorque et son convoyeur vont s’en sortir sains et saufs de cet accident. Leur déferrement au parquet de à Monatélé était prévu pour ce lundi 12 janvier 2026.
Deux leçons virales à tirer de cette tragédie
Ce double accident, ayant coûté la vie à de nombreuses personnes, restera comme l’un des drames routiers les plus poignants de ces dernières années dans le département de la Lékié.
Au-delà de l’émotion et de la douleur, ce tragique événement interpelle et impose une réflexion collective sur les comportements à adopter – et surtout à éviter – face à un accident de la circulation.
La première leçon est d’ordre sécuritaire et relève d’une urgence absolue: la nécessité de baliser la chaussée après tout accident. Lorsqu’un choc survient sur une route, la priorité doit être la protection des vies humaines.
Installer des signalisations de fortune, alerter les autres usagers, ralentir ou détourner la circulation peut éviter un sur-accident. A Minkama, l’absence de balisage après la collision entre la Prado et le camion Dina a ouvert la voie à un drame encore plus meurtrier.
La survenue brutale d’une semi-remorque, ne pouvant anticiper l’obstacle, a transformé une situation déjà grave en une catastrophe humaine. Ce manque de vigilance collective a eu des conséquences irré-versibles.
La seconde leçon est d’ordre morale. Profiter d’un accident pour se ravitailler ou piller des marchandises relève non seulement d’un manque d’humanité, mais expose à de graves dangers.
Se ruer sur la chaussée, au mépris des règles élémentaires de prudence, c’est jouer avec sa propre vie. A Minkama, cette fameuse nuit du 9 au 10 janvier 2026, la quête de biens matériels a malheureusement conduit plusieurs personnes à la mort.
Aucun sac de riz, aucune palette de bières, aucune denrée alimentaire ne vaut une existence humaine. Ce drame doit servir d’électrochoc. Il rappelle que la solidarité, la prudence et le respect de la vie doivent toujours primer, surtout dans les moments de crise. Ignorer ces principes, c’est risquer de transformer un accident en hécatombe.
