Beignets exposés aux mouches, poissons frits exposés à la poussière, pains vendus à l’air libre: dans nos marchés et le long de nos rues, l’alimentation quotidienne des populations se transforme peu à peu en facteur de risque sanitaire.
Dans plusieurs de nos localités, pour ne pas dire dans toutes, un constat alarmant s’impose: de nombreux commerçants ignorent les règles élémentaires d’hygiène dans la vente des produits alimentaires. Face à cette situation préoccupante, La Vitrine de la Lékié interpelle les services d’hygiène de nos communes afin qu’ils prennent leurs responsabilités pour protéger la santé publique.
Des aliments exposés à tous les dangers
Il suffit de parcourir nos marchés, nos carrefours et certaines artères très fréquentées pour se rendre à
l’évidence. Beignets, poissons frits, pains, brochettes ou autres aliments prêts à être consommés
sont vendus sans aucune protection.
Pas de couvercle, pas de plastique, parfois même pas de table propre. Les aliments sont exposés aux
mouches, à la poussière soulevée par les voitures et motos, aux fumées des véhicules et aux mains des clients peu regardant sur l’hygiène.
Cette situation, devenue presque banale, n’en demeure pas moins dangereuse. Selon les spécialistes
de la santé, la consommation d’aliments mal protégés favorise la transmission de maladies comme la diarrhée, la typhoïde, le choléra ou encore certaines infections intestinales. Pourtant ces règles d’hygiène élémentaires sont connues de tous, mais trop
souvent négligées.
Une responsabilité partagée, mais peu assumée
S’il est vrai que certains commerçants évoquent le manque de moyens ou l’ignorance pour justifier ces pratiques, il n’en est pas moins qu’il s’agit avant tout d’un problème de responsabilité. Vendre des aliments destinés à la consommation humaine implique un minimum de précautions.
Mais au-delà des commerçants, la responsabilité incombe également aux autorités locales. Les services d’hygiène communaux, chargés de veiller au respect des normes sanitaires, semblent briller par leur absence sur le terrain. Les contrôles sont inexistants, pareil pour les sensibilisations. Cette passivité contribue à entretenir un laisser-aller dangereux pour la santé des populations.
Interpeller pour agir: l’urgence des sanctions et de la sensibilisation
Face à ce spectacle préoccupant, votre journal interpelle solennellement les services compétents de nos différentes communes. Il est urgent que des actions concrètes soient menées: descentes régulières sur le terrain, campagnes de sensibilisation auprès des commerçants, mais aussi des sanctions exemplaires à l’encontre de ceux qui persistent dans le non respect des règles d’hygiène.
La santé publique ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la négligence ou de la complaisance. Garantir des conditions d’hygiène minimales dans la vente des aliments, c’est protéger les populations, préserver la dignité des marchés et renforcer la confiance des consommateurs.
