La matinée du 17 septembre 2025 avait été brutale pour les commerçants qui occupaient jusqu’à ce jour-là, les trottoirs sur l’axe principale du centre-ville d’OBALA.
Dès les premières heures ce jour-là, les autorités de la ville avec en tête le sous-préfet de l’arrondissement d’OBALA Félix KANGA, aux côtés de qui se trouvaient les autorités municipales ainsi que les forces de maintien de l’ordre, avaient fait une descente musclée sur cet axe.
Il avait été question ce matin-là, de libérer les trottoirs obstrués par les divers comptoirs des commerçants qui occupaient ces espaces pourtant réservés aux piétons. Plusieurs comptoirs avaient ainsi été emportés du bureau de la poste à l’entrée « rue Gabon ».
La pelle chargeuse ainsi que le camion de la mairie avaient été mis à contribution pour effectuer ce travail de salubrité et même de sécurité publiques, sous le regard vigilant et impassible de Monsieur le sous préfet.
Après ce toilettage, un vent soufflait dans le centreville d’OBALA, piétons et automobilistes circulaient en toute aisance. Il faut rappeler qu’avant cette opé-ration, vu que les trottoirs étaient occupés par les commerçants, les piétons se retrouvaient en train de marcher sur la chaussée, ce qui était très dangereux.
Après cette opération, ils étaient nombreux qui avaient pensé que les commerçants allaient à nouveau occuper les trottoirs dans les jours qui suivaient. « Pourvu que ça dure », « Que ça va même durer combien de jours ? », telles sont les réactions de certains habitants de la ville d’OBALA, juste après ce dégagement des trottoirs.
Deux mois aujourd’hui après cette opération des autorités de la ville, l’on remarque que les trottoirs de l’axe central de la ville d’OBALA ne sont toujours occupés par les commerçants comme d’antan. Devant la poissonnerie CONGELCAM, on note juste la présence de quelques brouettes à des moments de la journée ; brouettes qui sont utilisés par des jeunes garçons qui transportent les courses des dames qui font le marché, contre une pièce de 100 FCFA généralement.
En dehors de ces enfants que l’on aperçoit là quelques fois, il n’y a pas de commerçants sur les trottoirs. Même les vendeurs de médicaments de la rue, se sont rapprochés un peu plus de la poissonnerie, question de libérer autant que possible, l’espace public.
Il faut dire que la non occupation des trottoirs par les commerçants jusqu’à ce jour, n’est pas vraiment une prise de conscience collective, ou un sursaut de civisme. Il se trouve simplement que des agents de la mairie rodent sur cet axe tout au long de la journée,question de s’assurer qu’aucun commerçant ne s’installe sur le trottoir.
