Depuis la publication des chiffres de la commission de recensement général des votes, il ressort que le candidat Hiram Samuel IYODI est le dernier des 12 candidats de la dernière élection présidentielle, avec moins de 1% des suffrages exprimés.
Depuis lors, on note une vague de moqueries de la part de certains camerounais, à l’endroit de ce jeune compatriote.
« Dernier de la classe », « soya » « distributeur d’arachides », tels sont les termes employés pour certains pour se moquer de lui.
De quoi est-il coupable en fait ?? Il est coupable de s’être levé, d’avoir osé aller à une élection présidentielle dans le contexte qui est le nôtre, et d’avoir quand même réussi à convaincre certains de ses compatriotes, de lui accorder leurs suffrages.
Au regard du score qui est le sien, certains ne trouvent pas mieux à faire, que de se moquer de lui.
Même ceux qui n’ont jamais été candidat à l’élection du chef de classe quand ils étaient sur les bancs, se moquent de lui.
Même ceux qui ne peuvent pas, par leurs propres moyens, mobiliser dix personnes autour d’eux pour un quelconque projet, se moquent d’un jeune comme eux, qui a pris sur lui d’aller à une élection présidentielle.
Ces moqueries, à regarder de plus près, viennent des jeunes militants du RDPC, qui eux, n’ont pour seul mérite que d’être « encastrés » dans le parti au pouvoir pour profiter des avantages que le statut de militant de ce parti peut leur offrir.
S’ils venaient à être hors de cet appareil politique, ils ne représenteraient rien. D’ailleurs, combien parmi eux peuvent créer un parti politique ?? Combien parmi eux peuvent aller à une élection présidentielle ??
Le jeune est vraiment un loup pour le jeune dans notre pays.
Chaque fois que l’un d’entre nous ose prendre une initiative, les premiers à le lapider sont des jeunes comme lui.
Quelle jeunesse ‼️
